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Michele VAUCHAMPS

michelle-vauchamp-666x1024Michelle VAUCHAMPS avait 8 ans le 10 juin 1944, elle habitait avec ses parents au hameau des Bordes et était scolarisée à Oradour.

Le jour du massacre se trouvait être le dernier jour de l’école avant les vacances. Pour cette raison, le matin, Michele n’avait pas envie d’y aller, mais sa maman Georgette, insista en lui disant que c’était le dernier jour et qu’un photographe devait venir prendre les enfants de l’école en photo.

Le midi c’est son papa Pierre qui passe la voir à la porte de l’école, elle lui dit la même chose, mais il lui répond qu’elle n’a plus que quelques heures d’école avant les vacances.

L’après-midi, les habitants des Bordes aperçoivent un brasier qui s’élève d’Oradour. Les informations arrivent très vite : les allemands ont mis le feu à Oradour et recherchent les hommes qui pourraient faire de la résistance. Pierre et ses voisins partent se cacher dans les bois.

 

Au petit matin Pierre revient chez lui, mais Michele n’est pas rentrée. Ses parents décident donc de descendre à Oradour et découvrent la catastrophe. Ils rentrent dans l’église, le sol est encore brûlant sous leurs pieds. Ils ne retrouveront aucun indice de Michele, seulement un bouton rouge qu’ils supposent venir d’un de ses vêtements.

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En ce qui concerne la photo avec les jouets, il s’agit des jouets de la petite qui était restés dans sa chambre comme elle les avait laissés en partant à l’école.

Gérard LAIB

 

 

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Robert Hébras

hebrasRobert HEBRAS est né le 29 juin 1925 à Oradour-sur-Glane. A l’âge de quinze ans, en 1940, il est engagé comme apprenti mécanicien dans un garage situé à Oradour-sur-Glane, puis de 1941 à juin 1944, il occupe un poste d’ouvrier mécanicien dans un garage de Limoges.

Sa vie bascule le 10 juin 1944 lorsqu’il échappe au massacre de la population d’Oradour-sur-Glane. Il est l’un des cinq survivants du groupe d’hommes fusillés et brûlés dans la grange Laudy. Atteint par balles à la tête et à diverses parties du corps, il est caché afin de soigner ses blessures. Peu après il s’engage dans la Résistance.

Il rejoint le maquis de Cieux le 17 juillet 1944 et s’engage ensuite dans l’Armée française de la Libération. Il participe aux combats dans la région de Lorient et est démobilisé le 14 septembre 1945 après seize mois de services. Il est titulaire de la croix du combattant.

En 1950, il est le premier garagiste à s’installer à Oradour-sur-Glane, ville reconstruite après le drame. Parallèlement à sa vie professionnelle, il adhère, dès sa création en 1945, à l’Association Nationale des Familles des Martyrs d’Oradour-sur-Glane (ANFMOG) et en assume la présidence de 1987 à 1991.

C’est sous son mandat qu’a été décidée la construction d’une structure muséographique destinée à informer et à faire réfléchir les jeunes générations. Sans son travail acharné, le Centre de la mémoire n’aurait sans doute pas été réalisé.

Depuis 2006, M. Robert HEBRAS est vice-président du conseil départemental de l’ONAC présidé par le Préfet. Décoré des insignes d’officier de la Légion d’honneur en 2010, il a reçu, en septembre 2012, la Croix Fédérale du Mérite, des mains du Consul général d’Allemagne à Bordeaux, au nom de M. Joachim GAUCK, Président de la République fédérale d’Allemagne.

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Jean-Marcel Darthout

darthoutJean-Marcel DARTHOUT est né le 12 avril 1924 à Saint Victurnien (87), décédé le 4 octobre 2016 à Saint-Junien (87). Le 10 juin 1944, lors du massacre de la population d’Oradour-sur-Glane, il fut avec Robert Hébras, parmi les cinq survivants d’un groupe d’hommes fusillés et brûlés vifs dans la grange LAUDY.

Ayant perdu sa mère et son épouse dans le drame, il adhéra dès sa création en 1945 à l’Association des Familles des Victimes d’Oradour-sur-Glane et se dévoua à cette cause, en devenant rapidement l’un des membres les plus actifs du conseil d’administration.

De 1946 à 1984, sa carrière professionnelle l’amena à quitter le Limousin pour Paris. Malgré l’éloignement, il contribua de maintes manières à porter témoignage des événements du 10 juin 1944 et à faire en sorte que le souvenir de ces atrocités empêche à jamais leur récidive. Il a participé depuis toujours et de façon active à la préparation des cérémonies commémoratives et aide les familles à obtenir le titre d’internés politiques en leur qualité d’ayant cause.

En 1984, il revient vivre dans son village natal, où il assumera dès 1985 la vice-présidence de l’association. En 1989, il a collaboré à la réalisation du film intitulé « Oradour les voix de la douleur » réalisé par Michel Follin et Marc Wilmart.

Président de l’Association des Familles de Martyrs d’Oradour-sur-Glane entre 1992 et 2000, M. DARTHOUT fut l’un de ceux qui contribuèrent activement à la construction du « Centre de la Mémoire », destiné à faire connaître aux générations actuelles et futures le drame du 10 juin 1944.

Officier de la Légion d’Honneur depuis le 13 juillet 2009, il fut l’un des instigateurs de l’opération « je t’écris pour la vie » à destination d’enfants et d’adolescents et a également témoigné dans le documentaire de 2008 « Oradour, les voix intérieures », réalisé par Marc Desouter et Laurent Ramamonjiarisoa.