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Témoignage du passage de la « Das Reich » en Dordogne.

Témoignage du passage d’une partie de la « Das Reich » à Terrasson Dordogne les 10 et 11 juin 1944. Il s’agit peut-être d’une compagnie d’artillerie autoportée mais à vérifier.
Ce jour-là une partie de la division tente la liaison Brive Périgueux via Terrasson. Des barrages sont mis en place un peu partout sur la RN89. Les allemands pourchassent les FTP et leur tirent dessus avec des canons de gros calibre peut-être même un char.
La mairie et une partie de la vieille ville flambe…
La population est sommée de se regrouper sur la place de la bascule ou elle assiste terrorisée à la pendaison d’un jeune maquisard blessé. C’est là que se situent les souvenir d’un témoin, 12 ou 13 ans à l’époque. Fils du directeur de l’école, lieutenant dans l’AS.

Les allemands semblent calmes et discutent entre eux…

Un jeune de la ville demande à un équipage de char « vous allez en Normandie? Beaucoup de beurre là-bas » le gars répond « beaucoup anglais surtout »…

Les nazis ne semblent pas bien pressés de rallier le front normand.
Parmi les soldats beaucoup de jeunes francophones, alsaciens (ou du moins de l’est de la France, le témoin n’est pas sur) et des luxembourgeois visiblement…

c’est là qu’il entend « ils vont voir de quel bois on se chauffe » dans un français impeccable…

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Michele VAUCHAMPS

michelle-vauchamp-666x1024Michelle VAUCHAMPS avait 8 ans le 10 juin 1944, elle habitait avec ses parents au hameau des Bordes et était scolarisée à Oradour.

Le jour du massacre se trouvait être le dernier jour de l’école avant les vacances. Pour cette raison, le matin, Michele n’avait pas envie d’y aller, mais sa maman Georgette, insista en lui disant que c’était le dernier jour et qu’un photographe devait venir prendre les enfants de l’école en photo.

Le midi c’est son papa Pierre qui passe la voir à la porte de l’école, elle lui dit la même chose, mais il lui répond qu’elle n’a plus que quelques heures d’école avant les vacances.

L’après-midi, les habitants des Bordes aperçoivent un brasier qui s’élève d’Oradour. Les informations arrivent très vite : les allemands ont mis le feu à Oradour et recherchent les hommes qui pourraient faire de la résistance. Pierre et ses voisins partent se cacher dans les bois.

 

Au petit matin Pierre revient chez lui, mais Michele n’est pas rentrée. Ses parents décident donc de descendre à Oradour et découvrent la catastrophe. Ils rentrent dans l’église, le sol est encore brûlant sous leurs pieds. Ils ne retrouveront aucun indice de Michele, seulement un bouton rouge qu’ils supposent venir d’un de ses vêtements.

jouets-michelle

En ce qui concerne la photo avec les jouets, il s’agit des jouets de la petite qui était restés dans sa chambre comme elle les avait laissés en partant à l’école.

Gérard LAIB